Médias internationaux: le “plan de paix” est surtout une application de la loi du plus fort

La presse internationale a abondamment commenté ce qui apparaît comme un plan de paix “déséquilibré”: un blanc-seing accordé aux revendications les plus litigieuses d’Israël au regard du droit international, en l’échange d’une promesse d’investissement de 50 milliards de dollars dans le futur état palestinien.

Par

Les journalistes, politologues, historiens ont analysé les propositions de Trump. La grande majorité y voit un deal “perdant-perdant”. Crédit: DR

Le quotidien Le Monde voit dans la stratégie de Trump au Proche-Orient “cette primauté de la force, cette consécration du fait accompli, est assumée en toute candeur par un président indifférent aux normes et aux valeurs, adepte forcené de la transgression par définition considérée comme vertueuse”. Un calcul électoraliste, aussi, pour Trump, dont la proposition sera “encensée par les chrétiens évangéliques américains, qui soutiennent aveuglément Israël (…) et qui constituent une partie de sa base électorale”. Sur le site spécialisé Foreign Policy, le politologue Khaled Elgindy qualifie ce plan de “Cheval de Troie se faisant passer pour une initiative diplomatique crédible”, dont le but n’est pas de promouvoir la paix mais de “normaliser le statu quo, y compris le pouvoir militaire sur des millions de Palestiniens, et de le rendre permanent.” Elgindy estime plus loin…

article suivant

Mauvaise gestion à la CAF : le contexte d’une fuite (1/5)