États arabes divisés, Palestine esseulée

Les ambassadeurs à Washington des Emirats arabes unis, de Bahreïn et d’Oman ont assisté, le 28 janvier, à la présentation officielle du plan de paix proposé par Donald Trump. Leur présence est loin d’être anodine, elle illustre, de manière flagrante, la capitulation d’une partie des Etats arabes sur la gestion de ce conflit. Analyse.

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“dysfonctionnement” de la Ligue arabe explique en partie l’incapacité des pays arabes à réagir, selon Mohamed Amrani Boukhobza, professeur en relations internationales et doyen de la faculté de droit de Tétouan. Crédit: AFP

Si la Tunisie et l’Algérie condamnent fermement ce plan en réitérant leur soutien aux Palestiniens, l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis le supportent, et se sont même engagés, à l’instar d’autres pays pétroliers du Golfe, à appuyer financièrement sa possible mise en œuvre, selon le journal français Libération, dans son article “Le profond silence arabe face au “deal du siècle”” du 28 janvier. De son côté, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukry, est resté évasif, en invitant dans un communiqué “les deux parties concernées à un examen attentif et approfondi de la vision américaine pour parvenir à la paix et à ouvrir des voies de dialogue, sous les auspices des Etats-Unis, pour une reprise des négociations”. Au Maroc, le ministre des Affaires étrangères,…

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