“S’il n’y avait pas eu de transition démographique, le chômage aurait été encore plus intense”

Paradoxe démographico-économique, inégalités, baisse de la fécondité… A travers le prisme de la transition démographique, le chercheur et démographe Youssef Courbage tire plusieurs enseignements du cas Maroc, qui se distingue des autres pays arabes et des contre-transitions qui y surviennent.

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Dans un entretien accordé à TelQuel, en marge de sa conférence “Transitions et contre-transitions démographiques dans le monde arabe, causes et conséquences”, organisée le 22 janvier au Policy Center for the New South, à Rabat, le chercheur et démographe syrien Youssef Courbage analyse la transition démographique qu’a connue le Maroc au début des années 1960. Baisse de fécondité, mythe du vieillissement des populations, endogamie, chômage et inégalités… l’érudit dessine le paysage démographique marocain et énumère les facteurs qui l’ont façonné, le tout grâce à une maîtrise du contexte, qu’il découvre en profondeur dans les années 1980.

Le Maroc a entamé sa transition démographique dix ans avant ses voisins régionaux. Comment expliquer cette précocité?

Au début des années 1960, le programme de planning familial a été efficace parce que le Maroc avait besoin…

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