Onirique Mohamed Abouelouakar

Sous l’intitulé “Déconstructions”, l’artiste expose une multitude d’œuvres retraçant son parcours pictural de près de 50 ans. Jusqu’au 30 mars, la Villa des Arts de Rabat rend compte du travail tourmenté d’un être flamboyant.

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Oeuvre de l'artiste, sans titre. Technique mixte sur toile (150x135). Crédit: DR

Ainsi s’exprimait l’artiste en 2003 à l’occasion de l’exposition “Carnet de cendre” : “Il n’y a pas eu d’évolution de l’homme. Nous sommes restés devant nos cavernes absorbées dans la fascination du veau d’or. Où sont les élans spirituels de ce monde ? Y a-t-il des moments de bonheur dans notre histoire ? L’homme est à bout de souffle, orphelin du sacré. Sans l’art, ce serait terrible.” Constat sans appel émis par un terrien convaincu que le fait de vivre est une corvée, ne pas le faire serait un drame. Mohamed Abouelouakar prend son existence par le cou, manque de l’étrangler. Un jeu qu’il affectionne puisqu’il en fait continuellement des parties à remettre. Et cela perdure. Depuis quand ? Depuis qu’il évolue ici-bas par effraction. Son discours se situe dans des hauteurs prêtes à fouler un sol arable. Seulement, il continue à se déstructurer les méninges contre l’absurdité de ceux…

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