Acteur-clé ou malgré lui, le Maroc se cherche une voix en Libye

Le 19 janvier, les participants à la conférence internationale de Berlin, réunis à l’initiative d’Angela Merkel, ont appelé à un cessez-le-feu et à la fin des ingérences étrangères en Libye, dont les entités présentes sont pourtant partie prenante. Un sommet auquel n’a pas pris part le Maroc, visiblement courroucé, et ce, malgré sa participation active aux accords de Skhirat sur ce dossier.

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Réunion des délégations russes et turques, menées par Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, au sommet de Berlin le 19 janvier. Crédit: Murat Cetinmuhurdar/AFP

Profond étonnement.” La formule choisie par Nasser Bourita ne souffre aucune ambiguïté sur ce qui ressemble fort à une vexation. À la veille de la tenue du sommet de Berlin, samedi 18 janvier, un communiqué émanant du ministre marocain des Affaires étrangères regrette la mise sur la touche du Maroc dans les pourparlers internationaux sur la poudrière que devient la Libye. “Le royaume du Maroc a toujours été à l’avant-garde des efforts internationaux pour la résolution de la crise libyenne”, mentionne le texte découpé en cinq points, relevant que Rabat “a joué un rôle décisif dans la conclusion des accords de Skhirat, qui sont, à ce jour, le seul cadre politique — appuyé par le Conseil de sécurité…

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