Le Miracle du Saint Inconnu, une fable universelle

Premier long métrage du réalisateur marocain Alaa Eddine Aljem, Le Miracle du Saint Inconnu, présenté à la Semaine de la critique à Cannes et en première nationale au Festival international du film de Marrakech, est sorti en France le 1er janvier et ne devrait pas tarder à être distribué au Maroc. Chronique burlesque d’une microsociété en pleine mutation.

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Dans cette fable burlesque, un voleur enterre un butin et le recouvre comme s’il s’agissait d’une tombe. Sorti de prison, il découvre que la colline, qui abrite son magot, est désormais un lieu de pèlerinage, construit autour de ce mausolée dédié “au Saint Inconnu”. Crédit: DR

En plein milieu d’un désert aride, un voleur enterre un butin et le recouvre comme s’il s’agissait d’une tombe, avant d’être appréhendé par la police. Sorti de prison quelques années plus tard, il découvre que la colline, qui abrite son magot, est désormais un lieu de pèlerinage pour les habitants du village, construit autour de ce mausolée dédié “au Saint Inconnu” qui y reposerait. Le voleur sans nom, campé par Younes Bouab, dans l’archétype de l’antihéros sombre, solitaire et taciturne, va devoir composer avec cette microsociété pour réussir à récupérer ses deniers.

Le choix de la comédie populaire est plutôt judicieux et plein d’humilité

Dans cette fable burlesque, qui emprunte les codes du conte traditionnel marocain, Alaa Eddine Aljem part de…

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