À Lisbonne, décès d’un Marocain condamné pour terrorisme

Condamné à une douzaine d’années de prison dans une affaire de terrorisme, un détenu marocain a été retrouvé mort dans sa cellule à Lisbonne.

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Abdeslam Tazi a été arrêté en Allemagne en 2016 pour fraude informatique avant d'être extradé vers le Portugal. Crédit: Correio da Manhã TV

Le Marocain Abdeslam Tazi, condamné à douze ans de prison pour recrutement et financement du groupe jihadiste État islamique (IE), a été retrouvé mort dans la prison Monsanto à Lisbonne. Selon l’agence de presse espagnole EFE, qui cite des sources de la direction générale des services pénitentiaires portugais, le corps du détenu de 65 ans a été retrouvé dans la matinée du 9 janvier, allongé dans le lit de sa cellule individuelle.

Autopsie en cours

Après que les services médicaux de la prison ont confirmé le décès, son corps a été transféré à l’Institut national de médecine légale pour faire une autopsie qui déterminera les causes exactes de sa mort. Une enquête a également été ouverte en interne par la direction des services pénitentiaires.

Abdeslam Tazi avait été condamné en juillet dernier par un tribunal à douze ans de prison pour les délits de recrutement pour un groupe terroriste, financement d’activités à des fins terroristes, falsification de documents et de cartes de crédit, et utilisation de faux documents. Mais “bien qu’il y ait un lien entre l’accusé et le groupe État islamique (EI)”, le tribunal avait estimé que son adhésion à l’organisation terroriste n’était pas prouvée.

Du faux passeport au statut de réfugié

Le prévenu était arrivé en 2013 au Portugal avec un faux passeport, sur un vol en provenance de Guinée-Bissau. Il avait alors obtenu l’asile en tant que réfugié. Il était accompagné de Hicham El Hanafi, qu’il avait recruté au Maroc et avec lequel il a vécu pendant une longue période dans un quartier à Aveiro, souligne EFE.

Visé par un mandat d’arrêt international, Abdeslam Tazi avait été interpellé, selon l’AFP, en Allemagne en mars 2017, puis remis aux autorités portugaises qui le soupçonnaient d’appartenir au groupe EI. Pendant son procès, l’homme avait rejeté toutes les accusations qui le visaient.

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