Surexploitation : Ben Smim, la source de la discorde

Cette bourgade du Moyen Atlas proteste depuis 2009 contre la privatisation de sa source d’eau. Une colère alimentée aujourd’hui par la construction d’un golf hydrophage. (Cet article est extrait d’un dossier publié dans TelQuel N° 783, du 20 au 26 octobre 2017)

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En cette fin de saison agricole, Ben Smim plonge dans le stress hydrique comme chaque année. “Ce n’est plus des récoltes et fourrages dont nous nous soucions, mais de l’eau à boire”, déplore Abdelhamid Rehioui, de l’association d’irrigation d’Aârich, ingénieur agronome et acteur associatif local. “Aghbalou Amoqran”, la source jadis collective est désormais estampillée “Aïn Ifrane”. Sa commercialisation en 2009 avait provoqué de violents heurts entre la population et les forces de l’ordre.

Aujourd’hui, les habitants continuent d’accuser la société exploitante d’outrepasser les 60 % de débit convenu dans le cahier des charges et demandent que le quota de 3 litres/seconde accordé par l’Agence du bassin hydraulique de Sebou soit revu à la baisse. Le débit moyen de la source n’a cessé de chuter selon les données des associations. Selon elles, il avoisinerait les 20 litres par seconde en cette…

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