A la recherche du vert perdu

Sous l’impulsion de l’Institut français de Casablanca et en concours avec l’Ecole des Beaux-arts et l’espace H2 Art & Culture de la même ville se tient jusqu’au 31 décembre l’exposition “Casablanca, Casaverde”. Fruit d’une résidence de trois semaines entre jeunes plasticiens marocains et français, le résultat est d’une étonnante sobriété. Rendu d’un conte de faits.

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Youssef Ouchra a été pris en photo dans diverses postures avec un bloc de béton de 
15 kg, à Casablanca. Crédit: DR

Décriée ordinairement à cause de sa frêle sécurité, sa propreté douteuse, ses incommensurables travaux… la métropole est abordée ici pour l’avanie qu’elle réserve à son environnement, pour l’effilochement de ses espaces verts. Avec art certes, ironie parfois, saisissement souvent. Les artistes conviés à cette expérience viennent d’univers différents mais s’expriment sur un ton commun, celui du rêve éveillé et de la consternation “constructive”. Une résidence de trois semaines a suffi pour que leurs sens donnent du sens au projet. Un songe vert pour une ville de plus en plus bétonnée, un espoir insoupçonné pour le retour d’une végétation délogée avec fatuité à coups de pelleteuses, une contribution artistique brodée dans l’interpellation et la remise en cause. Des créateurs qui s’adressent à des destructeurs, voilà qui…

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