Trois choses à retenir de la note de la Banque Mondiale sur l’éducation au Maroc

YASSINE TOUMI/TELQUEL

 Faillite scolaire

Au Maroc, 66% des enfants n’ont pas développé les compétences de lecture et de compréhension d’un texte court et simple, à la fin du cycle primaire. C’est ce qu’indique l’indicateur “learning poverty” (“pauvreté en apprentissage”) mis en place par la Banque Mondiale et qui agrège les données récoltées par Global Alliance to Monitor dirigé par l’Institut de Statistique de l’UNESCO. Le taux marocain est en dessous de la moyenne de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, qui se situe à plus de 68%. 5% d’enfants marocains en âge d’aller à l’école primaire ne sont pas scolarisés.

Inégalités filles-garçons

Le taux de pauvreté en apprentissage est plus bas chez les filles (61,3%) que chez les garçons (70,1%) en âge d’aller en primaire. Les garçons ont moins de chance que les filles d’acquérir les compétences minimales requises sur la maîtrise de la lecture. 5,6% d’entre elles ne sont pas scolarisées, contre 5,3% chez les garçons.

Dépenses insuffisantes

1624 dollars en parité de pouvoir d’achat sont dépensés par enfant en âge d’aller à l’école primaire. A l’échelle de la région…

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