Tarik Oualalou: “Je ne pense pas être l’architecte préféré du sérail”

CHARLOTTE VALODE

Smyet bak ?

Fathallah.

Smyet mok ?

Latifa.

Nimirou d’la carte?

Je ne le connais pas par cœur.

Vous êtes l’architecte de l’ambitieux projet de réhabilitation de l’hôtel Lincoln à Casablanca, resté près de trente ans à l’abandon. Quel récit avez-vous esquissé pour ce bâtiment historique?

Ce projet est d’abord l’aboutissement d’un travail commencé il y a une vingtaine d’années. Il y a eu ma collaboration avec Jean-Louis Cohen et Monique Eleb sur le livre Casablanca: Mythes et figures d’une aventure urbaine, puis le début de l’aventure de l’association Casamémoire, et récemment, le travail que j’ai mené avec mon équipe pour l’élaboration d’un plan de sauvegarde du centre-ville. Pour le projet de réhabilitation de l’hôtel Lincoln, il était important pour nous de fabriquer de la valeur et d’avoir une approche intemporelle du patrimoine. C’est un bâtiment protégé par la loi, il est en très mauvais état — il ne reste que la moitié de la façade —, donc on va réhabiliter avec orthodoxie le volume existant, et pour le reste, nous allons…

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