Mariam Abouzid Souali, femme à flammes

L’accrochage “Je, demain…” se poursuit au somptueux espace Comptoir des Mines Galerie de Marrakech jusqu’au 30 novembre. L’artiste y développe son désarroi, non sans un certain espoir, face à ce que commet l’homme à l’endroit de la nature. Prenant. Entrevue avec une agitatrice bienveillante.

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L'artiste Mariam Abouzid Souali 
posant lors du vernissage. , Crédit: COMPTOIR DES MINES

En dépit de son beau corps, de son visage rayonnant, de son regard malicieux, de ses mimiques intraduisibles, de sa générosité avérée, de sa douceur incomprise, de ses dits et non-dits solennels, la Terre n’a de cesse d’être bafouée. Cette Terre, dépouillée à longueur de progrès, d’innovations et de profits, agonise au vu et au su. Mariam Abouzid Souali en rend compte, à sa saisissante manière, en tirant une sonnette d’espoir. “Je, demain…”, fringant intitulé de son actuelle exposition, fait et défait, pointant certains vilains acteurs. Elle met en scène des enfants qui se jouent du danger et des conséquences de leurs forfaits biberonnés dans l’inconscience pour mieux foudroyer l’irrationnelle gabegie de l’adulte.

“Temps modernes II”, 2019. Acrylique sur toile 190×240 cm.Crédit: COMPTOIR DES MINES

Monumental engagement

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