Avec un président par intérim, la CGEM sort la tête de l’eau sans affirmer son indépendance

Confrontée à une crise depuis la démission de Salaheddine Mezouar, la CGEM a engagé le 28 octobre la transition après que son conseil d’administration a désigné Mohamed Bachiri comme président par intérim jusqu’à des élections fixées au 22 janvier. Néanmoins, en réintégrant des membres désignés et triés sur le volet, la CGEM peine à convaincre de son indépendance. Récit d’une réunion houleuse.

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Le secrétaire général Youssef Hassouni à gauche de Mohamed Bachiri lors du conseil d'administration du 28 octobre 2019. Crédit: CGEM

En face du square Mohamed Abdou, à Palmiers, de rutilantes voitures parmi les plus luxueuses du marché s’alignent en double voire triple file. Ce lundi 28 octobre, c’est jour de conseil d’administration à la CGEM. Et pas n’importe lequel, car le patronat est en crise depuis la démission de son président Salaheddine Mezouar le 13 octobre. Ce départ forcé et précipité a plongé la confédération dans une vacance inédite de la présidence, laissant la gouvernance sujette à toutes les interprétations des statuts. Il s’agissait à présent de relever la tête, tout en préservant l’unité malgré les intérêts divergents et les ambitions de ceux qui se voient déjà profiter de la situation pour tirer les ficelles. Il y…

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