Thomas Cook : premières estimations des pertes marocaines

Après l'annonce de la faillite du tour-opérateur britannique Thomas Cook, le Maroc fait ses comptes et dresse une première estimation des pertes. Avec 102 000 clients annuels envoyés par le voyagiste vers le Maroc, le chiffre d'affaires potentiel perdu serait de 800 millions de dirhams.

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Touristes à l'aéroport d'Héraklion en Grèce. 23 septembre 2019. Crédit: Costas Metaxakis, AFP

L’annonce, le 23 septembre, de la faillite de Thomas Cook a fait trembler les acteurs du tourisme marocain. Après une réunion de crise, les premiers chiffres sur l’impact financier au niveau du secteur commencent à paraître.

Selon Abdellatif Kabbaj, président de la Confédération nationale du tourisme (CNT), les pertes engendrées par la faillite du tour-opérateur sont estimées « à près de 100 millions de dirhams pour l’ensemble du secteur ». Il précise : « L’opérateur envoyait 102 000 clients par an vers le Maroc. Le chiffre d’affaires potentiel de ces 102 000 clients est estimé à 800 millions de dirhams, 700 millions concernant les hôteliers et 100 millions sur le reste des activités touristiques terrestres, c’est-à-dire les randonnées, excursions, dépenses sur place, etc. »

Cependant, le président de la CNT se veut rassurant : « Les hôteliers marocains ne sont pas des voyous. Nous avons 1200 ou 1300 touristes de Thomas Cook au Maroc. Nous ne les avons pas mis dehors. Ils sont tous en sécurité et les hôteliers s’occupent parfaitement d’eux. »

Désormais, reste à savoir qui va régler les près de 100 millions de dirhams d’impayés. « Nous allons nous tourner vers les assurances pour les dédommagements », nous apprend le président de la CNT. A titre de comparaison, la Tunisie risque à ce compte d’accuser un manque à gagner estimé à 60 millions d’euros, selon Afif Kchouk, le président de l’Union nationale de l’industrie hôtelière (UNIH). De son côté, la Turquie, qui a sur son sol plus de 20 000 clients de Thomas Cook, a annoncé via son ministère du Tourisme la mise en place d’une aide financière aux entreprises locales affectées par la disparition du tour-opérateur britannique.

Pour rappel, le voyagiste disposait de plus de 200 offres à destination du Maroc, en partenariat avec de nombreux hôtels, notamment à Agadir et Marrakech.

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