Salaheddine Mezouar: “L’État contrôle tout”

Passé chez les patrons, après 15 ans au cœur du pouvoir, Salaheddine Mezouar bute contre un constat implacable: c’est l’État et non le secteur privé qui mène la danse. Naviguant entre politique et business, l’homme refuse de choisir définitivement son camp.

Par et

TELQUEL

Sacré Mezouar! Dans le paysage politique depuis une quinzaine d’années, l’homme a cultivé son style et une certaine singularité, marqué par un flegme que l’on dirait suisse et un relationnel aisé. C’est d’ailleurs en faisant la bise et un “check” de basketteur qu’il nous accueille dans son bureau pour cet entretien. Finis les cabinets au dernier étage d’un bâtiment administratif de la capitale. Désormais, il gare sa Range Rover à Casablanca, devant le siège de la CGEM. Et pour ce politique débarquant dans le monde des affaires, faire sa place n’a pas été de tout repos. Malgré son élection il y a un an et demi à une large majorité, Salaheddine Mezouar a passé la moitié de son mandat à vouloir “rassembler”, au détriment de victoires retentissantes pour le patronat…

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