Toumliline, cette parenthèse enchantée

Au lendemain de l’indépendance, le monastère de Toumliline, situé dans la région d’Azrou, aura été un véritable laboratoire d’idées, prônant le vivre-ensemble entre musulmans et chrétiens. L’historien et directeur des Archives du Maroc, Jamaâ Baida, lui consacre un Beau-livre, Il était une fois Toumliline… Extraits.

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Moulay El Hassan sirotant un verre de thé, lors d'un déjeuner convivial, 1957. Crédit: Ed. La croisée des chemins

Tout commence par un périple. A bord du navire L’Azrou, en 1952, une vingtaine de moines bénédictins d’En-Calcat mettent le cap vers Toumliline depuis Port-Vendres. Commence alors l’aventure d’un monastère niché dans les hauteurs du Moyen-Atlas qui, au fil des ans, se révèlera être “une véritable pépinière d’expériences pilotes, un laboratoire d’idées, de partage de vies et de solidarités”, pour reprendre les mots du philosophe François Martinet, auteur d’un récent essai intitulé Les rencontres internationales de Toumliline. Arrivés au Maroc, les moines d’En-Calcat improvisent, vers 1955, une série de conférences qui accueillent des étudiants et collégiens marocains. De là naquit l’idée d’organiser, l’année suivante, un cours d’été plus structuré auquel seront conviés des conférenciers de tous les horizons. Avec la bénédiction du roi Mohammed V et sous la présidence de l’archevêque Amédée Lefèvre, le monastère…

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