Chimiothérapie, la pénurie qui tue

Depuis le début de l’année, les ruptures de stock de plusieurs médicaments de chimiothérapie, considérés comme vitaux, mettent en péril la vie de plusieurs centaines de malades. Les professionnels de santé réagissent contre “la politique de l’autruche” du ministère, qui se défend “sans convaincre”. Les détails.

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Faute de médicaments, certains oncologues se voient contraints de refuser des patients.

Il y a un an, les médecins ont diagnostiqué une leucémie (cancer du sang) chez Majdouline, 9 ans. Depuis, elle a été à plusieurs reprises admise à l’Hôpital universitaire d’enfants Abderrahim Harouchi à Casablanca pour suivre un traitement à base de polychimiothérapie. “C’était dur au début, mais Majdouline a pu surmonter toutes les difficultés relatives à la nature invasive du traitement, et nous, nous avons essayé de joindre les deux bouts en l’absence de couverture médicale, les frais des médicaments étant élevés”, nous raconte sa maman, Ilham.

“Le médecin en charge de ma petite fille m’a annoncé la rupture de stock de deux médicaments indispensables à la poursuite de son traitement… ”

Ilham, maman de Majdouline, 9 ans
Elle continue: “Alors qu’on commençait à voir le bout du tunnel, Majdouline a eu une ascite

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