Hassan Aourid: “L’obsession sécuritaire a pris le dessus”

Fort de sa double légitimité d’ancien haut commis de l’état et d’intellectuel, Hassan Aourid revient sur plusieurs questions brûlantes: l’échec du modèle néolibéral, la persistance de lois non écrites, le rôle des élites, les contradictions entre l’islam prôné par le Palais et l’islam prêché dans les écoles et les mosquées…

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RACHID TNIOUNI/TELQUEL

Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne”. Cette célèbre phrase de l’ancien ministre français Jean-Pierre Chevènement, Hassan Aourid la fait sienne. Ancien camarade de classe de Mohammed VI, il a observé, de longues années durant, la sacro-sainte règle du silence qu’exige, au Maroc, le statut de haut commis de l’état, même du temps où il était porte-parole du Palais. Quand vous êtes dedans, vous devez respecter les règles du jeu”, nous dit Aourid, aujourd’hui enseignant et conseiller scientifique du magazine Zamane. Règles dont l’ancien historiographe du royaume ne s’embarrasse plus depuis qu’il s’est défait de son costume de serviteur de l’état. Pour un entretien à bâtons rompus, l’ancien wali nous donne rendez-vous, peu après le ftour, au Starbucks de…

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