RICU, l'unité de propagande antiterroriste britannique, s'active dans le Rif

Le gouvernement britannique travaille dans la région de Tanger - Tétouan - Al Hoceima pour “renforcer la résilience” des jeunes, entre contre-discours, influence de l’opinion publique et lutte contre l’extrémisme.

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Le QG londonien du Home office. Crédit: CC stevecadman / Flickr

Le 15 mars, un terroriste australien, diffusant la vidéo de ses actes en direct sur Facebook, pénétrait dans deux mosquées et abattait 51 fidèles à Christchurch, dans le sud de la Nouvelle-Zélande. Un mois, jour pour jour après le drame, la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, lançait l’appel de Christchurch, aux côtés du président français Emmanuel Macron, contre les contenus en ligne “terroristes et extrémistes violents”. Un appel auquel se sont ralliés vingt-six pays et géants d’Internet, dont Facebook qui a annoncé élargir les interdictions de contenus en direct et bannir l’apologie du nationalisme ou du séparatisme blanc.

Pour desserrer l’emprise idéologique de la propagande radicalisée, les gouvernements misent aujourd’hui sur la propagation d’un contre-discours, une notion courante dans les sciences du langage, notamment les travaux relatifs à l’argumentation. Mais la frontière entre contre-discours, communication et propagande est poreuse. En 2016, le Guardian révélait le rôle opaque…

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