L'immolation de 40 chats à Safi met à nu le vide juridique sur la cause animale

Le 20 mai, une plainte a été déposée au tribunal de première instance de Safi contre un homme accusé d'avoir immolé une quarantaine de chats. Une première au Maroc qui pourrait faire jurisprudence, étant donné le vide juridique qui entoure la question animalière.

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Une quarantaine de chats ont été immolés vif, à Safi, dans la soirée du 14 mai. Crédit: Facebook @Commechiensetchatsmaroc

Pour elle, il est encore difficile d’en parler. Lorsque Hind Moustaghfir, présidente de l’association Comme chiens et chats Maroc, raconte son arrivée sur les lieux où s’est déroulé cet acte “ignoble”, cette militante des droits des animaux peine à expliquer les sensations qu’elle a éprouvées. “C’était affreux, je ne peux pas en dire plus”. Marquant une pause :  “c’est épouvantable. Même l’odeur des chats brûlés restait encore perceptible. Dans la soirée du 14 mai, une quarantaine de chats ont été immolés près du Bureau arabe, dans le centre-ville de Safi. Une place qui est aux félins, ce que la fontaine de la place Mohammed V de Casablanca est aux pigeons. “Cela fait plus de dix ans que les chats y sont nourris par les habitants, explique-t-elle. La plupart d’entre eux sont vaccinés, bien nourris et en bonne santé”. Derrière l’acte,…

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