Production, les sans-papiers de l’audiovisuel

Sur le papier, le paysage audiovisuel marocain est strictement encadré. 
En pratique, des dizaines de pseudo-sociétés de production s’emparent des marchés, autorisation de tournage en poche… ou pas. Coup de gueule des producteurs historiques, qui dénoncent une pratique illégale et immorale.

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Le coronavirus a durement frappé le secteur des arts et du divertissement. Crédit: DR

C’est pour un casting ?”, demande un grand gaillard à l’entrée des bureaux de Videorama, leader historique de la production audiovisuelle au Maroc, avec plus de 40% de parts de marché. À l’intérieur, on croirait à une erreur de casting, justement. Les gros poissons de l’industrie sont tous là : Videorama, Sigma et Image Factory, autour d’une immense table ovale lustrée, un regard inquiet sur l’aiguille qui tourne, le portable scotché à l’oreille. Ça fait longtemps que ces rivaux de toujours n’ont pas été réunis dans une même salle, à la même heure, et pour parler d’une seule et même voix : “Y en a assez, trop c’est trop. Quelles sont les règles du jeu?” Les règles du jeu, établies par le Centre cinématographique marocain (CCM), sont pourtant claires : les autorisations de tournage — sésame pour tourner, ne serait-ce…

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