Césarienne: les femmes otages du conflit

Entre la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) 
et les gynécologues du privé, le torchon brûle. A l’origine du casus belli, 
un acte médical pratiqué de façon excessive : la césarienne.

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A travers sa décision de mieux encadrer les justifications des médecins, la CNOPS tente de freiner ce que l’on qualifie de “césariennes de convenance”. Crédit: DR

Le 16 avril, la CNOPS annonce, via communiqué, son intention d’abaisser le plafond des remboursements des césariennes pratiquées dans le privé, provoquant une colère sourde des gynécologues opérant en clinique. De 8000 dirhams, Tarif national de référence (TNR) en vigueur, la césarienne passe à 3000 dirhams (TNR de l’accouchement par voie basse) si cet acte n’est pas médicalement justifié. Pour la CNOPS, plusieurs facteurs concourent à cette décision: d’abord, l’explosion du recours aux césariennes dans les cliniques privées depuis la revalorisation, en 2011, de l’acte de 6000 à 8000 dirhams. Parmi les 30.000 naissances recensées l’an dernier chez les adhérentes, plus de 18.500 naissances ont été effectuées par césarienne. Captant 90% de ces naissances, les cliniques recourent dans 66% des cas au bistouri, contre seulement 25% dans les hôpitaux publics.

Aziz Khorsi, responsable communication de la CNOPS
“Les taux de césariennes [dans le privé] sont alarmants et…

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