Abdou Filali Ansary : “L’impératif pragmatique s’impose au moment où nous voulons assurer aux générations montantes l’accès aux savoirs et aux compétences les plus utiles dans les conditions imposées par l’économie moderne”

TelQuel ouvre ses colonnes à des intellectuels et des experts qui appellent à libérer l’école des griffes de l’idéologie pour sauver l’avenir de notre éducation.

Par et

Abdou Filali Ansary, philosophe, ex-directeur de la Fondation Al-Saoud

Il n’y a pas longtemps, on entendait souvent l’accusation suivante : des dirigeants du Mouvement national prêchaient dans leurs discours publics l’arabisation intégrale de l’enseignement public et, en même temps, faisaient tout pour placer leurs enfants dans des institutions éducatives étrangères, où la priorité absolue était donnée à la langue de l’ex-colonisateur. En agissant ainsi, ces dirigeants auraient fait preuve d’une indéniable hypocrisie et même, pourrait-on dire, auraient trahi la confiance que les masses leur avaient accordée.

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Le fait qu’une telle accusation soit formulée montre, au-delà de la question de son bien-fondé, que le choix des langues obéit à deux impératifs : l’un, qu’on peut appeler impératif identitaire, consiste à reconnaître que notre identité nationale implique l’attachement à une langue en particulier et le devoir, pour chacun d’entre nous, de tout faire pour généraliser l’usage de cette langue…
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Chronique d'un confinement. Jour 19.