Liste grise, le Maroc voit rouge

Le Maroc a certes échappé à la liste noire des paradis fiscaux que publie annuellement l’Union européenne, mais son maintien dans la liste grise ne passe pas. Pour nos officiels, l’approche adoptée ne rend pas justice à la solidité des liens 
de coopération entre le Maroc et l’UE.

Par

Mohamed Benchaâboun, ministre des Finances. Crédit: RACHID TNIOUNI/TELQUEL

Pour la seconde année consécutive, le Maroc est maintenu par l’UE sur la liste grise des paradis fiscaux avec 34 autres pays. On reproche notamment au royaume de mener une politique fiscale basée sur des zones préférentielles, telles que les zones franches (ZF), pouvant être considérées comme des espaces de concurrence déloyale. Ces périmètres d’activité industrielle prévoient une exonération d’impôts sur les sociétés pendant les 5 premières années d’exploitation, puis une imposition à 8,75% sur les 20 années suivantes. Le placement du Maroc dans la liste grise par l’UE remet en question l’ADN même d’une économie marocaine ayant, depuis deux décennies, conditionné son attractivité à une fiscalité clémente. Pris entre le marteau et l’enclume, le royaume se retrouve devant la nécessité de se conformer aux normes fiscales internationales, mais avec le risque…

article suivant

“Notre marche est la lecture”, Abdelkader Retnani, président de l’Union professionnelle des éditeurs du Maroc