Fuite des cerveaux, le dangereux cercle vicieux

Secteur en proie à une fuite massive des cerveaux, le numérique au Maroc voit sa compétitivité-prix menacée. À moins de lorgner ailleurs, et de recruter à son tour des étrangers.

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Au Maroc, un senior peut toucher 18 000 dirhams par mois, tandis qu'un junior en France peut aspirer au double. Crédit: DR

Lundi 4 mars à 15h, Technopark de Casablanca. Pas de bruit de clavier ou d’innovation disruptive au programme, mais une réunion d’information organisée par la Fédération des technologies de l’information, de télécommunication et de l’offshoring (APEBI) et l’ANAPEC sur la thématique du renforcement et de l’amélioration des compétences dans la filière numérique marocaine. Dans la salle de conférence, des responsables RH d’entreprises installées au Technopark et de grands dirigeants d’entreprises numériques marocaines, membres de l’APEBI. Notre voisin, un entrepreneur dans le numérique, reçoit un mail lors de la conférence et nous montre son smartphone. L’objet du mail a pour titre “Démission” et, en pièce jointe, la lettre en question du salarié. “C’est comme ça tous les deux ou trois jours… Ils partent tous en France, c’est incroyable !”, nous chuchote-t-il. Lors de la conférence, deux volets majeurs ont été abordés. Premièrement, la facilitation de l’insertion des travailleurs étrangers qualifiés au…

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