Rencontre: Haroun, le sarcastique bienveillant

Deux shows réussis au Maroc, au Théâtre Mohammed V de Rabat le 13 février et au Studio des arts vivants de Casablanca le lendemain. Rencontre avec un humoriste français qui a pris son pied en tirant le tapis sous ceux de son public.

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L'humoriste Haroun est le produit décalé d’une société qui évite de se reconnaître dans ce qu’il lui arrive, dans les maux qui la minent, dans ses contradictions. Il décortique avec gourmandise ce 
qui claque et désole. Crédit: John Harris

C’est un garçon de bonne famille qui nous reçoit à quelques heures de son spectacle casablancais. Courtois, souriant, il répond à toutes les questions sans “discrimination”. Il a 35 ans et un siècle de vannes devant lui. Quand on lui dit que son humour est froid, noir, incisif et absurde, il répond : “Tout cela et moi dedans. Candide, sarcastique bienveillant. Je traite de sujets dont je ne capte pas tellement l’importance mais qui me touchent. J’aime bien me moquer de moi-même dans ma vision des choses. L’autodérision, c’est important.

“Il y a des sujets qui peuvent choquer. Mais bon, il faut choquer aussi en emmenant le public avec soi […] le but est d’être ensemble.”

Haroun
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