Slim, dessinateur de presse: “Tant que l’Algérie va mal, j’ai de quoi tenir mes bandes dessinées”

Yassine Toumi/TELQUEL

Smyet bak ?

Mokhtar.

Smyet mok ?

Rkiya.

Nimirou d’passeport ?

Je ne l’ai pas en tête. C’est grave ?

En ces temps troubles, tout le monde veut devenir président. Même Bouzid El-besbesi, votre personnage fétiche, se porte candidat aux élections “corrompues” de l’Algérie. Pourquoi avez-vous pris le pari d’explorer la quête du pouvoir dans votre dernière bande dessinée, ‘Bouzid Président’ ?

Parce que c’est un sujet dans l’air du temps. C’était le moment d’en parler pour ne pas être en dehors du champ régulier du lecteur. S’il y a des élections, s’il y a un enterrement, il faut en parler. Du moins, il fallait que j’en parle. C’est un projet que j’ai commencé il y a deux ans.

Bouzid est perçu comme le Che Guevara algérien, le Tarzan d’Oued Besbes ou encore le Capitaine Fracasse des domaines autogérés. Des valeurs que vous défendez et que vous imputez par ricochet à l’ex-futur président ?

Je suis quelqu’un qui est arrivé avec l’indépendance. J’avais 17 ans, vous vous rendez compte ? Pour moi, l’Algérie était un nouveau pays – avant on était en France. Donc, il…

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