Tanger, regards d’architectes

Qui mieux qu’un architecte 
peut apprécier avec acuité 
les transformations de la 
ville? Regards croisés de 
Mary-Rahma Homman et Nacer Amiar. Sans complaisance.

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Le théâtre Cervantès, lieu emblématique de Tanger, est 
à l’abandon. Crédit: Abdeslam Kadiri

Qui mieux qu’un architecte 
peut apprécier avec acuité 
les transformations de la 
ville? Regards croisés de 
Mary-Rahma Homman et Nacer Amiar. Sans complaisance.

  “La naissance d’une capitale régionale” Nacer Amiar, architecte “Globalement, tous ces travaux d’infrastructures, d’éclairage, d’assainissement, de dépollution de la baie sont positifs. Il y a davantage de routes, plus d’espaces verts. N’oublions pas que les zones qu’ils occupent étaient très poussièreuses. Les gens se sont accaparés ces espaces. Plusieurs ruelles de la médina ont été réaménagées. Le défi désormais est que les Tangérois développent un sentiment d’appartenance à l’égard de ces lieux, qu’ils les préservent. La ville s’étend vers le sud. Son périmètre s’allonge horizontalement. Une telle expansion provoque un retard dans le développement des infrastructures. L’habitat clandestin pullule de manière rapide et incontrôlée sur la route de Tétouan. C’est un casse-tête pour les autorités.

Pour Nacer Amiar, “le défi désormais est que les Tangérois développent 
un sentiment d’appartenance 
à l’égard de 
leur ville”.Crédit: Abdeslam Kadiri
En tout état de cause, les grands chantiers ont eu des…

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