Drame de Bouknadel, l’étau se resserre autour du conducteur

Au procès de Larbi Rich, le conducteur du train qui a déraillé le 16 octobre 2018 à Bouknadel, faisant 7 morts et 125 blessés, la piste de l’erreur humaine semble se confirmer au fil des audiences. Récit.

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RACHID TNIOUNI/TELQUEL

Emmitouflé dans son survêtement de sport à capuche, Larbi Rich semble inanimé devant le juge El Malki Hazim. Ce mardi 29 janvier 2019, son procès se poursuivait au Tribunal de première instance de Salé. Le conducteur du train ayant déraillé le 16 octobre 2018 à Bouknadel, faisant 7 morts et 125 blessés, est poursuivi pour homicide et blessures involontaires. Près de deux mois après l’ouverture du procès, la monotonie du débat de fond a remplacé l’action des premières semaines. Derrière l’accusé, seule une demi-douzaine d’avocats ont répondu présent ce mardi. La presse semble avoir oublié ce procès : deux journalistes seulement ont fait le déplacement. Le public, lui, est exclusivement composé de femmes n’ayant pour l’écrasante majorité aucun lien avec ce dossier. Elles sont venues assister aux audiences de leurs fils impliqués dans des délits de droit commun: vol à main armée, coups…

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