Grogne des commerçants: Aux origines d'un "faux" problème

Depuis le début de l’année, plusieurs villes du royaume sont le théâtre d’un grand mouvement de contestation des commerçants. Bien que fortement mobilisés, le gouvernement, les Impôts et la Douane ne parviennent pas à atténuer une gronde jugée “injustifiée”, résultat “d’une campagne de manipulation”. Les détails.

Par

Tniouni /TelQuel

L’entame de 2019 s’est faite sous le signe de la colère des commerçants. Le 3 janvier, une grève d’envergure a été observée dans les marchés historiques de Casablanca (Derb Omar, Korea et Garage Allal), où des centaines de grossistes ont fermé boutique pour investir la place de la Victoire et protester, sur un ton véhément, contre “les charges fiscales intolérables”, ainsi que “les contrôles impromptus des services de douane”. Par un effet domino, ces contestations se sont vite propagées à d’autres villes, notamment Meknès, Agadir, Inzegane, Rabat, Salé et Tanger, englobant d’autres catégories d’acteurs, avec à leur tête les commerçants de proximité.

L’article 145, nœud du problème

À la source de la grogne, l’article 145 du Code général des impôts 2019 (CGI). Introduit par la Loi de Finances 2018, cet article porte sur la…

article suivant

La crise vue par les experts comptables