L’hôtel Lincoln enfin sauvé

Construit en 1917, l’immeuble Bessonneau était devenu le symbole de l’abandon du patrimoine architectural casablancais. Repris par l’Agence urbaine de Casablanca, il s’apprête enfin à renaître de ses ruines.

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La bâtisse néo-mauresque a été construite en 1917 par Hubert Bride.

L’imposant immeuble Bessonneau, communément appelé hôtel Lincoln, est à l’abandon depuis près de trente ans. Sa lente décrépitude a transformé cet héritage colonial, bâti dans le centre historique de Casablanca, en théâtre de faits divers et squats pour SDF. Quatre personnes sont même décédées suite à l’effondrement de plusieurs parties du bâtiment (en 1989, 2004 et 2015), construit en 1917 par l’architecte français Hubert Bride. Au fil des ans, la belle bâtisse néo-mauresque est devenue le symbole de l’abandon du patrimoine architectural de la métropole : il tombait en ruines alors que ses façades sont classées patrimoine national depuis 2000. Mais c’est aujourd’hui de l’histoire ancienne, tambourine l’Agence urbaine de Casablanca (AUC), actuelle propriétaire des lieux. L’hôtel Lincoln a trouvé ses sauveurs : l’architecte très en vogue, Tarik Oualalou, et Réalités, un groupe immobilier et de développement territorial français, fraîchement installé au Maroc avec ses filiales, Réalités maîtrise d’ouvrage Maroc et…

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