Toubkal: Après Imlil, l'écotourisme dans le brouillard

Le double meurtre d’Imlil pourrait être une catastrophe pour le tourisme, qui fait vivre la majorité des habitants du Parc national de Toubkal. A moins qu’il ne devienne un électrochoc pour que le lieu obtienne, enfin, les ressources nécessaires à son développement.

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La grande traversée du Toukbal, un itinéraire de 3 kilomètres, attire un grand nombre d'adeptes du trekking Crédit: DR

Le 17 décembre, la découverte des corps de deux jeunes touristes scandinaves a plongé le Maroc, et les habitants d’Imlil en particulier, dans le désarroi. Passage obligé pour les randonneurs qui se lancent à l’ascension du Mont Toubkal, cette commune de 10 000 habitants tire, en effet, l’essentiel de ses revenus du tourisme. Hôteliers, guides et muletiers s’inquiètent, mais pas que. “Pour toutes les personnes qui font des efforts énormes pour dynamiser le Parc national du Toubkal (PNTb) et la région, c’est vraiment une catastrophe. Ce sont des gens qui se battent au quotidien, avec très peu de moyens”, explique un expert du Parc. Ces plus de 100 000 hectares protégés depuis 1942 ont fait l’objet de plans successifs pour les mettre en valeur. En 1996, un Plan d’aménagement et de gestion (PAG) prévoyait déjà, par exemple, la…

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