A Melilia, deux migrants retrouvés cachés dans des matelas

A Melilia, deux migrants retrouvés cachés dans des matelas

La Guardia civil espagnole a découvert le 30 décembre deux migrants mineurs d’origine subsaharienne, cachés dans deux matelas posés sur le toit d’un véhicule qui devait passer la frontière.

Par

El Faro de Ceuta

A Melilla, la Guardia civil espagnole a fait une découverte surprenante. Deux migrants mineurs d’origine subsaharienne ont été découverts cachés dans des matelas transportés sur le toit d’un véhicule qui s’apprêtait à passer la frontière séparant l’enclave espagnole du Maroc.

Selon des sources policières citées par Europa Press, la scène a eu lieu le 30 décembre, lorsque le véhicule était sur le point de traverser la frontière en direction de Melilla et devait être inspecté par des agents de police à « qui il est ordonné d’ouvrir les coffres de toutes les voitures qui entrent à Melilla depuis le Maroc ». Quand le conducteur s’est rendu compte que les agents allaient également inspecter les deux grands matelas fixés au toit de son véhicule, il a pris la fuite. Les agents espagnols ont alors fait descendre les deux matelas, les ont ouverts pour y découvrir deux candidats à l’immigration clandestine.

« Ils auraient pu mourir asphyxiés, mais l’intervention rapide des agents a permis d’éviter une nouvelle tragédie à la frontière sud de l’Europe », note le journal local El Faro de Ceuta. D’après « leur apparence », les deux hommes sont mineurs et devront, après confirmation de leurs âges, être placés dans un centre d’accueil pour mineurs.

Ces images rappellent celles de Adou, un jeune Ivoirien de 8 ans qui avait été cachée dans une valise pour passer le poste-frontière à Sebta, en 2015. La scène avait fait le tour du monde. Un journaliste espagnol, Nicolas Castellano, en avait même fait un livre intitulé « Je m’appelle Adou ». « La grande question, c’est : que se passe-t-il dans la législation espagnole sur le regroupement familial qui pousse à recourir à des voies aussi désespérées ? », s’interrogeait alors Antonia Palomo, responsable du service des mineurs de la ville de Ceuta citée dans l’ouvrage.

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