Mohamed Leftah, l’histoire d’une injustice

Incompris par les éditeurs, ignoré par les critiques, l’auteur de Demoiselles de Numidie n’a connu un succès d’estime qu’au soir de sa vie. Exhumée grâce à un heureux concours de circonstances, son œuvre demeure, dix ans après sa mort, largement méconnue. Retour sur le parcours d’un écrivain exceptionnel.

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Pour le critique Salim Jay, “Leftah est la chance qu’a connue la littérature marocaine au cours de ces vingt dernières années”. Crédit: DR

En juillet 2008, s’éteignait au Caire Mohamed Leftah, à 62 ans, dans l’indifférence. Encore méconnue dans son pays, son œuvre, dont une partie a été découverte à titre posthume, vaut pourtant à l’écrivain d’être comparé à Jean Genet, Pierre Louÿs ou Apollinaire. “Leftah est la chance qu’a connue la littérature marocaine de langue française au cours de ces vingt dernières années. C’est une chance car quand on aura lu ses livres, on fera la différence entre pondre des livres et en écrire”, nous dit le critique littéraire Salim Jay. “Pourquoi un homme aussi évidemment doué est-il resté si longtemps méconnu ? Pourquoi une telle cécité ? Faut-il maudire les éditeurs, les critiques littéraires, le monde en général ?” s’interrogeait, dans une chronique, l’écrivain Fouad Laroui, peu après la mort de Leftah. Incompris…

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