L'étrange deux poids, deux mesures du PJD

La réaction vigoureuse du PJD à l'inculpation pour “meurtre” de l'un de ses leaders, Abdelali Hamieddine, dans l'assassinat de Benaissa Aït El Jid, tranche avec le mutisme de ce parti s'agissant du procès du Hirak. Paradoxe ?

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Abdelali Hamieddine en compagnie 
d'El Mostafa Ramid. Crédit: Rachid Tniouni

C’est une affaire dont le PJD se serait bien passé. L’inculpation pour « meurtre » du leader islamiste Abdelali Hamieddine dans l’assassinat de l’étudiant gauchiste Benaissa Aït El Jid en 1993, à l’université Dar El Mehraz de Fès, a eu l’effet d’une bombe dans les rangs du parti au pouvoir. Lundi 10 décembre, quelques heures seulement après l’annonce par la presse des poursuites déclenchées à l’encontre de Hamieddine, le secrétariat général du parti de la lampe a tenu une réunion extraordinaire pour discuter de la position à adopter dans les jours suivants. Dans un communiqué publié dans la soirée et signé par son SG et Chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, le PJD a déclaré avoir appris avec “une grande surprise la décision du juge d’instruction de la Cour d’appel de Fès de le poursuivre (Hamieddine, ndlr) alors que la justice avait déjà rendu son…

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