Mahi Binebine: “Si j’étais un collectionneur normal, je n’achèterais pas mes œuvres, elles sont déprimantes”

YASSINE TOUMI/TELQUEL

Smyet bak ?

Mohamed.

Smyet mok ?

Mina.

Nimirou d’la carte ?

E50791.

Vous exposez, avec le plasticien Hassan Darsi, dans la nouvelle galerie casablancaise baptisée Artspace. Une expo à quatre mains de deux artistes à succès, est-ce une manière d’optimiser les gains?

(Rires) Non, dans cette exposition nous avons tenté de proposer un projet où nos individualités n’existent pas. Ce ne sont ni des œuvres de Darsi ni de Binebine, c’est le résultat du travail d’un troisième artiste, qui est meilleur que les deux de base. Cela fait un moment que nous souhaitons collaborer ensemble et, finalement, je pense que le résultat est assez intéressant. J’avais déjà fait la même expérience avec d’autres artistes comme Mohamed Mourabiti ou Abderrahim Yamou.

Cette année, vous enchaînez les projets avec différentes structures. Vous avez assez de latitude pour imposer vos propres règles aux galeristes ?

Si à 59 ans, on n’a pas une bonne assise décisionnelle, il faut revoir sa copie (rires). J’ai trente années de métier, donc c’est tout à fait normal que je décide de certaines choses. Et pour faire simple, on va dire…

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