Vers une intégration de la Bourse de Casablanca avec cinq autres bourses africaines

Le directeur général de la Bourse de Casablanca a déclaré vouloir concrétiser l'intégration de six places boursières du continent africain, dont celle de Casablanca. Ce rapprochement permettra, entre autres, des levées de fonds plus importantes pour financer les économies de ces pays.

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La Bourse de Casablanca. Crédit: Yassine Toumi/TelQuel

C’est l’un des objectifs de Karim Hajji, actuel directeur général de la Bourse des valeurs de Casablanca (BVC), désigné le 25 novembre dernier président de l’African Securities Exchanges Association (ASEA). Une volonté qu’il a confirmée lors du 4e Meeting de l’information financière organisé le 7 décembre à Casablanca par la BVC, Maroclear et Finances News Hebdo, en déclarant : « Si les marchés financiers étaient intégrés sur notre continent [l’Afrique], les montants levés seraient bien plus importants que ce qu’ils sont aujourd’hui. »

L’African Securities Exchanges Association a ainsi lancé un projet, en partenariat avec la Banque africaine de développement, pour intégrer les marchés boursiers africains. Sous le nom d’African Exchanges Linkage Project (AELP), cette initiative concernera, dans un premier temps, six places boursières africaines. A savoir : la Bourse de Casablanca, Johannesburg Stock Exchange (JSE), Nigerian Stock Exchange (NGX), Nairobi Securities Exchange (NSE), Stock Exchange Mauritius (SEM) ainsi que la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) d’Abidjan, commune aux huit pays d’Afrique de l’Ouest (le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée-Bissau, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo). Le projet sera par la suite étendu aux autres membres de l’ASEA, dont l’Egyptian Exchange (EGX) ou la Bourse de Tunis (BVMT).

Pour l’ASEA, l’objectif est de faire des places boursières africaines un acteur majeur de la transformation économique et sociale du continent à l’horizon 2025. Les premières transactions transafricaines seront, quant à elles, opérées « dans les prochains mois », estime Badr Benyoussef, directeur de développement de la BVC.

Ces intégrations devraient permettre un meilleur dynamisme des bourses africaines, des levées de fonds plus importantes pour financer les économies du continent, ainsi que l’accompagnement des entreprises ayant investi en Afrique, avec à leur tête les sociétés marocaines. Les banques du Royaume comme AWB, BMCE-BOA ou encore la BCP, seront ainsi les premiers relais de cette intégration financière. Encore faut-il harmoniser la régulation de ces marchés ainsi qu’établir des liens et des échanges d’informations entre les gendarmes des bourse de ces pays, les dépositaires centraux et les associations professionnelles.

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