Un palmarès au ton grave pour la 17e édition du Festival du film de Marrakech

Un ton grave pèse sur le palmarès de la 17e édition de Festival international du film de Marrakech. Cela va du réseau de prostitution de migrantes en Autriche à la guerre du Kosovo en passant par des portraits humains brossés au Mexique ou en Tunisie.

Par

Le jury éclectique du FIFM 2018. Crédit: Yassine Toumi/TELQUEL

Clap de fin pour le Festival international du film de Marrakech (FIFM). James Gray et son jury ont levé le voile le 8 décembre sur le palmarès de l’édition 2018 du festival. C’est la réalisatrice irano-autrichienne Sudabeh Mortezai qui a reçu l’étoile d’or pour Joy. Ce film brosse le portrait de Joy, Precious et d’autres migrantes nigérianes forcées de travailler pour le compte d’un impitoyable réseau de prostitution basée en Autriche. Surexploitées, ces braves femmes doivent payer une dette de 60.000 euros pour s’affranchir de leur proxénète. Cette année, le film a déjà raflé le prix du meilleur film au Festival du film de Londres.

Le prix de la mise en scène est attribué au réalisateur serbe Ognjen Glavonic pour The Load. Un film qui suite le personnage de Vlada, un chauffeur de camion qui a pour mission de transporter une mystérieuse charge du Kosovo à Belgrade, pendant la guerre du Kosovo de 1999. Avant d’être sacré au FIFM, ce premier long-métrage de Ognjen Glavonic a été sélection, cette année, à « La Quinzaine des réalisateurs » du festival de Cannes.

Quant au prix du jury, il revient à la réalisatrice mexicaine Lila Avilés. Elle signe The Chambermaid, un film qui examine avec sobriété le laborieux quotidien de Eve, une femme de chambre dans un luxueux hôtel mexicain. The Chambermaid a été déjà remarqué au Festival international du film de Toronto, où il a été sélectionné dans la section Découvertes et dans une autre section du festival international du film de Saint-Sébastien en Espagne.

L’acteur tunisien Nidhal Saadi a pour sa part reçu le prix d’interprétation masculine. Dans Regarde-moi, il incarne le personnage de Lotfi un immigré tunisien en France qui est forcé de retourner en Tunisie pour prendre en charge son fils autiste. Le prix d’interprétation féminine a été attribué à l’actrice allemande Aenne Schwartz qui incarne le rôle de Janne victime de viol qui refuse de se laisser faire dans All Good.

article suivant

L’Istiqlal traque les conflits d’intérêt avec une proposition de loi