A Marrakech, Robert De Niro dénonce « la version grotesque du nationalisme » – Telquel.ma

A Marrakech, Robert De Niro dénonce "la version grotesque du nationalisme"

Robert de Niro a reçu des mains de son vieil ami et complice "Marty", Martin Scorsese, l'étoile d'Or du festival international de Marrakech, en hommage à sa carrière exceptionnelle d'acteur.

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Yassine Toumi/TelQuel

Robert de Niro a reçu des mains de son vieil ami et complice « Marty », Martin Scorsese, l’étoile d’Or du festival international de Marrakech, en hommage à sa carrière exceptionnelle d’acteur.

« On pourrait dire que c’est le pic de sa carrière, mais ce type a plus de pic que la chaîne de l’Atlas« , a plaisanté le réalisateur américain qui vient de terminer son neuvième film, « The Irish Man », avec son acteur fétiche. « Nous avons fait nos premiers films ensemble il y a 45 ans je pense, c’est une des plus grandes choses de ma vie« , lui a répondu Robert De Niro qui a grandi dans le même quartier italien de New York, a percé grâce à lui dans « Mean Street », en 1973, et tourné avec lui plusieurs de ses films monuments, comme « Taxi driver », Palme d’or à Cannes en 1976, et Raging Bull qui lui valut un Oscar en 1981.

Pugnace et engagée, la star âgée de 75 ans a profité de la cérémonie d’hommage à Marrakech pour dénoncer « la version grotesque du nationalisme » portée selon lui par la politique du président américain Donald Trump.

« Malheureusement, dans mon pays, nous vivons une version grotesque du nationalisme (….) marquée par la cupidité, la xénophobie et l’égoïsme sous la bannière de l’Amérique d’abord », a-t-il lancé sous un tonnerre d’applaudissements.

L’acteur, réalisateur et producteur a participé à de nombreuses manifestations contre Donald Trump. Il a même insulté publiquement le milliardaire républicain en juin dernier au cours de la cérémonie des Tony, récompenses de Broadway, en lançant un retentissant « J’emmerde Trump« . En octobre, il a été visé par un des treize colis piégé envoyés de Floride par un fan de Donald Trump.

A Marrakech, Robert de Niro a joué en professionnel son rôle de « guest star » en multipliant selfies et autographes à son arrivée sur le tapis rouge du Palais des Congrès. Il n’a pas caché son émotion pendant l’interminable ovation que lui a réservée le public à son entrée sur scène.

Comme Martin Scorcese, il a rendu un hommage ému au réalisateur italien Bernardo Bertolucci, auteur notamment du sulfureux « Dernier Tango à Paris », mort lundi à l’âge de 77 ans. Il avait tourné avec lui en 1976 dans la grande fresque épique et historique « Novecento ». Avec 38 films à son actif entre 1971 et 2018, Robert de Niro a travaillé avec d’autres grands réalisateurs comme Francis Ford Coppola, Brian de Palma, Elia Kazan, Sergio Leone, Michael Cimino, Michael Mann ou encore Quentin Tarantino.

Son prochain film, « The Irishman », qui sortira en exclusivité sur Netflix en 2019, est inspiré d’une histoire vraie, celle du tueur à gages de la mafia Frank Sheeran.

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