Récit: Fatym découvre les courses

Dans un pays où le cheval fait partie intégrante de l’histoire et de l’identité, les courses hippiques se sont imposées il y a plus d’un siècle. Le week-end dernier, j’y ai plongé au galop pour tenter de comprendre ce monde et ses codes.

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L'univers du cheval est écosystème autonome qui s'autofinance et ne bénéficie d'aucune aide étatique. Crédit: SOREC

Autant être honnête : l’univers des courses, je n’y connaissais pas grand-chose, mais j’en avais plutôt une bonne image. Je me souviens de ma grand-mère, Parisienne très chic, qui pariait et qui lisait même le journal Paris Turf – avec un gant pour “ne pas salir les doigts”. Au Maroc, la réputation des courses hippiques est moins chic. J’ai grandi avec la figure troublante de mon oncle, aussi parieur qu’hypocrite, qui pratiquait ce hobby en cachette, et ma tante qui ne voyait pas cette passion d’un très bon œil, estimant qu’il jouait son salaire et que quand il perdait, il buvait le peu qu’il lui restait. J’imaginais donc que c’était un monde assez étrange, voire un peu underground.

Unis autour du cheval

Me voilà donc partie pour un week-end aux courses. Un hippodrome, ce sont des hectares de…

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