Cheb Mimoun El Oujdi, une étoile file

Chef de file d’un raï dit marocain, Mimoun a réalisé dix-huit albums en près de quarante ans de carrière. Il s’est éteint le 3 novembre, à 68 ans. Retour sur un parcours où l’homme se confond avec son œuvre.

Par

Avant de devenir Cheb Mimoun, Mimoun Bakouch est un homme discret, grand, fort et indécis. Il est aussi le frêle à la larme facile, l’assisté et le timide exubérant, l’intraitable et parfois le coléreux. Dans son for intérieur, il ressasse les sons qui l’ont bercé en se projetant dans ce qui lui est encore inconnu : son propre style.

Avant de devenir Cheb Mimoun, Mimoun Bakouch est un homme discret, timide exhubérant, 
torturé, spirituel, aimant…
Torturé, aimant et spirituel, il se fait un nom en cultivant ces trois éléments qui, finalement, font d’un étourdi une personne attachante. Après deux albums intimistes et sans aura aucune (“Ennar Guedat” et “Raha Jaya Mehenti”), il crie son raï marocain au milieu des années 1980 en le précédent d’un “Fi khater Loujada sec”, devenu culte. Ses…

article suivant

À Guerguerat, le Maroc consolide ses positions