Ce qu’il faut retenir des « Midterms » américaines – Telquel.ma

Ce qu'il faut retenir des "Midterms" américaines

Suite aux élections de mi-mandat, les démocrates sont désormais majoritaires à la Chambre des représentants tandis que les républicains ont gagné du terrain au Sénat. Un bilan contrasté, marqué par l'arrivée au Parlement d'une opposition majoritaire avec qui Donald Trump devra désormais composer.

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Le Congrès américain. Crédit: AFP

Les Américains viennent de renouveler leur Congrès. A l’image de leur pays, il est divisé. Selon les dernières estimations des résultats des élections législatives de mi-mandat (midterms) : les démocrates remportent la majorité à la Chambre des représentants, et les républicains maintiennent leur contrôle au Sénat.

Aussitôt le verdict tombé, Donald Trump s’est empressé de saluer la victoire de son parti à la Chambre haute du ParlementLe 45e président des États-Unis devra pourtant, pour la première fois depuis deux ans, faire face à une opposition parlementaire. De nouveaux visages d’hommes et de femmes politiques issus de minorités ethniques et sexuelles marquent également ce renouvellement du paysage législatif américain. Voici ce qu’il faut retenir de ce premier test grandeur nature pour l’administration Trump.

  • Les démocrates remportent la Chambre des représentants…

A l’issue d’une campagne particulièrement agitée et marquée par une très forte participation, les démocrates ont repris le contrôle de la Chambre des représentants (notamment en Floride, dans le Colorado, le Kansas, le New Jersey, en Pennsylvanie et en Virginie). Selon les dernières estimations, les démocrates détiennent pour l’instant 219 sièges sur les 435 qui constituent la Chambre des représentants (contre 193 pour les républicains). Pour remporter la majorité, le parti bleu devait en remporter 23, il en a ravi au moins 27.

Ce résultat est inédit pour le camp démocrate qui n’avait pas eu de majorité à la Chambre basse depuis huit ans. Une première également pour Donald Trump qui devra, pour la première fois depuis deux ans, composer avec une opposition parlementaire. Les démocrates ont promis de se servir de leur nouvelle majorité à la Chambre des représentants comme « contre-pouvoir », tout en tendant la main au camp adverse en promettant d’œuvrer pour trouver « des solutions qui rassemblent ». « Nous en avons tous assez des divisions », a indiqué la Nancy Pelosi, réélue en Californie sous les couleurs du parti démocrate avec plus de 85 % des voix.

  • … mais perdent du terrain au Sénat

La victoire démocrate est toutefois à relativiser : les républicains maintiennent le contrôle au Sénat. En gagnant deux sièges, le parti de l’éléphant reste en effet majoritaire à la Chambre haute. Le président des États-Unis s’est empressé de féliciter son parti pour ce qu’il présente comme un « immense succès ».

A la vue des dernières estimations, les républicains détiennent 51 sièges au Sénat, contre 43 pour les démocrates. Ces derniers ont ainsi perdu quatre de leurs postes clés de sénateurs : dans le Dakota du Nord, le Missouri, la Floride et l’Indiana. Ce renouvellement sénatorial en faveur des républicains a majoritairement concerné des Etats conservateurs.

  • Un 116e Congrès divisé : quelles conséquences ? 

En prenant le contrôle de la Chambre basse, les démocrates s’offrent la possibilité de lancer une procédure de destitution contre le président américain. L’état-major démocrate a laissé entendre qu’il était réticent à déclencher cette option explosive, probablement vouée à l’échec dans un Sénat républicain qui a, généralement, le dernier mot.

L’opposition aura aussi les mains libres pour lancer des enquêtes parlementaires. Mais en maintenant le contrôle du Sénat, les républicains gardent notamment la main sur les confirmations des nominations présidentielles à la Cour suprême. Les deux chambres devront également s’accorder sur le budget, ce qui promet d’âpres batailles…

  • Nouveaux visages politiques 

Ces élections législatives ont été marquées par l’arrivée de nouveaux visages. Jamais autant de femmes ou d’hommes issus de minorités sexuelles, religieuses ou ethniques n’ont été élus au Congrès américain. Leurs points communs ? Ces nouveaux élus se placent du côté du parti démocrate, où la colère anti-Trump s’est cristallisée dans un nouveau souffle politique.

La démocrate du Kansas Sharice Davids, avocate férue d’arts martiaux et ouvertement homosexuelle, est devenue la première Amérindienne élue au Congrès en l’emportant sur les terres conservatrices du Kansas. L’Amérindienne et démocrate Deb Haaland prend, elle, place au Nouveau-Mexique.

Ilhan Omar et Rashida Tlaib, respectivement élue du Minnesota et du Michigan, sont devenues les deux premières femmes de confession musulmane élues à la Chambre des représentants.

Le démocrate Jared Polis est lui devenu le premier gouverneur ouvertement gay d’un Etat américain. L’homme politique, qui n’avait pas fait de son orientation sexuelle un sujet de campagne électorale, succède au démocrate John Hickenlooper, gouverneur depuis 2011.

Avec agences 

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