Breadwinner, la résurrection d’un documentaire oublié

Tourné en 1969 puis oublié dans les cartons d’une cinémathèque américaine pendant plus de quatre décennies, "Breadwinner" de Mohamed Oumouloud Abbazi, l’un des premiers documentaires marocains, a récemment été exhumé. Retour sur l’incroyable histoire d’un film pas comme les autres.

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Mohamed Oumouloud Abbazi a tourné Breadwinner en 1969, désormais considéré comme l'un des premiers documentaires marocains. Crédit: Susan Woolf

Des carrières centrales à Hay Mohammadi, le plus ancien bidonville au Maroc, aux quartiers des cols blancs du centre-ville, Mohamed Abbazi a clandestinement cartographié le Casablanca des années 1960. Caméra à la main, le cinéaste marocain traverse la ville en traçant les pas d’une femme de ménage, sa complice et point focal de son intrigue, depuis son quartier périphérique jusqu’au mokaf en passant par les quartiers nantis de l’époque. Réalisé en 1969 dans un contexte politiquement et socialement tendu, ce road-trip mutique (la bande-son du film n’a jamais été retrouvée) valse entre le documentaire et la fiction. Les spectateurs s’amuseront d’ailleurs à reconnaître différents spots connus de la ville : du marché de Benjdia à la place 16 novembre au centre-ville où Farid Belkahia, Mohamed Chabâa, Mohamed Hamidi, Mohamed Ataallah et Mohamed Melihi — les trublions de l’École des Beaux-arts de…

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