Disparition de Jamal Khashoggi: Ankara demande à fouiller le consulat saoudien

Les autorités turques demandent l'autorisation de fouiller le consulat saoudien d'Istanbul dans le cadre de l'enquête sur la disparition, le 2 octobre, du journaliste et éditorialiste saoudien Jamal Khashoggi qui écrivait notamment pour le Washington Post.

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Un drapeau saoudien flotte sur le consulat du Royaume à Istanbul. Crédit: AFP PHOTO / OZAN KOSE

Suite à la disparition le 2 octobre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en déplacement au consulat de son pays à Istanbul, les autorités turques ont demandé, le 8 octobre, la fouille du bâtiment. L’information, rapportée par la chaîne privée allemande NTV, a été transmise à l’ambassadeur saoudien à Ankara, convoqué ainsi pour la seconde fois au ministère turc des Affaires étrangères.

Depuis un peu moins d’une semaine, l’éditorialiste en exil et critique envers Riyad, n’a pas donné signe de vie après être s’être rendu pour des démarches administratives à la représentation diplomatique saoudienne en Turquie. Selon la police turque, il n’en est jamais ressorti. Suite à cette disparition inquiétante une enquête a été ouverte par Ankara.

« Rien à cacher »

Une source au sein du ministère turc des Affaires étrangères a déclaré que l’ambassadeur saoudien avait été « invité » au ministère le 7 octobre. « Il lui a été transmis que nous attendons sa totale coopération dans le cadre de l’enquête », affirme cette source qui a requis l’anonymat.

Dans un entretien accordé vendredi dernier à l’agence Bloomberg, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, avait affirmé que Jamal Khashoggi était effectivement « entré » au consulat, mais qu’il en était sorti peu après. Mohammed ben Salmane avait alors lui-même invité les autorités turques à « fouiller » le consulat. Et d’arguer : « Nous n’avons rien à cacher ».

Un jour après les déclarations du prince héritier, des responsables turcs avaient affirmé que, selon les premiers éléments de l’enquête, Jamal Khashoggi avait été assassiné au sein du consulat. Des propos immédiatement démentis par Ryad, qu’il a qualifiés d’affirmations « dénuées de fondement ».

S’exprimant le 7 octobre pour la première fois sur cette affaire, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré devant les militants de son Parti de la justice et du développement (AKP) attendre le résultat de l’enquête en cours avant de se prononcer. Avant d’assurer : « J’attends encore avec bon espoir ».

Avec AFP

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