Sofiane Saïdi, raï hybride

Invité de la 18e édition du festival L’Boulevard le 16 septembre avec le groupe Mazalda, le chanteur-auteur-compositeur algérien a séduit un public qui en redemandait. Retour sur un parcours.

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A un moment où le FIS se débarrassait des intellectuels et des artistes algériens à coups d’exécutions sommaires, Sofiane Saïdi débarquait à Paris où il n’était pas vraiment attendu. Il a moins de 18 ans et se hâte de se réaliser… avec lenteur. Absorbé par plusieurs mois d’oisiveté, il part à la recherche de clubs qui parlent à son âme. Le voilà replongé dans l’underground oranais – lui, fils de Sidi Belabbès. L’univers de Sofiane est progressivement reconstitué, à l’image des bas-fonds de l’ouest algérien. Il dort le jour et vit la nuit en se produisant dans des cabarets raï qui sentent le bled. Cette situation dure, perdure. Trois à quatre lieux par soir lui permettent de vivoter et d’évacuer sa soif. Ce que chante Sofiane Saïdi, ce sont des effluves émanant de vieux clubs (Le Dauphin…) d’Oran où il déploie ses cordes vocales, âgé à peine de 15 ans :…

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