Affaire Lamjarred. Faut-il dissocier l'œuvre de l'artiste ?

La décision de certaines radios d’arrêter ou pas la diffusion 
des morceaux de la pop-star, accusée dans plusieurs affaires de viol, ravive un vieux débat sur la problématique 
de séparation entre l’œuvre et l’artiste.

Par

AFP

Les récents démêlés de la pop-star Saâd Lamjarred avec la justice française ont ravivé un débat, complexe et sans fin, sur la nécessité ou pas de dissocier l’œuvre et les actions, aussi immorales et répressibles soient-elles, de son créateur. Alors que Saâd Lamjarred a été placé en détention le 18 septembre dans une nouvelle affaire de viol à Saint-Tropez, cette question cornélienne a été portée par deux hashtags #Masaktach et #LamjarredOut lancés le jour même par un collectif baptisé Masaktach, qui “dénonce les violences et abus contre les femmes ainsi que la légitimation de la culture du viol au Maroc”. Avec une position clairement tranchée, Masaktach appelle à bannir les tracks de Lamjarred des radios nationales. “S’ajoutant au silence coupable autour du viol et des violences faites aux femmes, les médias se font complices d’un présumé violeur récidiviste. Quel message envoient-ils aux femmes du Maroc ?”, écrit…

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