L'écrivaine marocaine Meryem Alaoui nommée au prix Goncourt 2018

Le jury du Goncourt a dévoilé ce  septembre, la liste des écrivains sélectionnés pour remporter le plus prestigieux prix littéraire français. Parmi les  heureux élus figure l’écrivaine marocaine Meryem Alaoui, auteur du  roman "La vérité sort de la bouche du cheval".

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Un nouvel auteur marocain lauréat du prix Goncourt ?  Sur son compte Twitter, la maison d’édition française Gallimard annonce que trois de « ses » auteurs figurent dans la première sélection du Prix Goncourt 2018. Parmi eux, l’écrivaine marocaine Meryem Alaoui auteure du roman «  La vérité sort de la bouche du cheval ».  L’auteure peut ainsi devenir la troisième personne de nationalité marocaine à remporter le concours après Tahar Benjelloun, consacré pour son roman « La nuit sacrée» en 1987,  et Leila Slimani, récompensée pour le roman Chanson Douce  en 2016.

« La vérité sort de la bouche du cheval » raconte l’histoire de Jmiaâ, une prostituée casablancaise vivant seule avec sa fille. Le roman s’attarde sur ses relations avec son entourage composé  son amoureux Cháiba, brute épaisse et sans parole, ou Halima, sa comparse dépressive qui lit le Coran entre deux clients, ou encore sa mère à la moralité implacable qui semble tout ignorer de l’activité de sa fille, indique la maison d’édition dans sa présentation de l’œuvre.  Le quotidien de Jmiaa bascule lorsque, Chadlia, dite « Bouche de cheval »  veut réaliser un film sur la vie du quartier où le personnage principal du roman réside et recherche une actrice pour camper l’un des rôles.

Le verdict sera donné le 7 novembre prochain après la délibération du jury présidé par Bernard Pivot, et composé de Pierre Assouline, Tahar Ben Jelloun, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel, Paule Constant, Didier Decoin, Virginie Despentes, Patrick Rambaud et Eric-Emmanuel Schmitt.

Les autres candidats sont:

Inès Bayard, pour “Les Malheur du bas” (Albin Michel)

Guy Boley, pour “Quand Dieu boxait en amateur” (Grasset)

Pauline Delabroy-Allard, pour ”ça raconte Sarah” (Minuit)

Adeline Dieudonné, pour “La Vraie Vie” (L’Iconoclaste)

David Diop, pour “Frère d’âme” (Seuil)

Clara Dupont-Monod, pour “La Révolte” (Grasset)

Éric Fottorino, pour “Dix-Sept ans” (Gallimard)

Paul Greveillac, pour “Maîtres et Esclaves” (Gallimard)

Gilles Martin-Chauffier, pour “L’Ère des suspects” (Grasset)

Nicolas Mathieu, pour “Leur Enfants après eux”

Tobie Nathan, pour “L’Évangile selon Youri” (Stock)

Daniel Picouly pour “Quatre-vingt-dix secondes” (Albin Michel)

Thomas B. Reverdy, pour “L’Hiver du mécontentement” (Flammarion)

 

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