Migration : Vers une visite du ministre de l’Intérieur italien au Maroc ?

Le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini a annoncé qu’il se rendrait au Maroc, en Algérie et en Tunisie pour y lancer des projets visant à soutenir « l’économie et l’emploi ».

Par

AFP

Vers une visite de Matteo Salvini au Maroc ? Dans un tweet publié le 3 août, alors qu’il est en pleines vacances d’été, le ministre de l’Intérieur italien annonce qu’il se rendra « bientôt en Tunisie, au Maroc et en Algérie ».  Le but de ces visites serait de faire de nouveau de l’Italie « un protagoniste » de la lutte contre la migration clandestine suggère la publication du secrétaire fédéral de la Ligue du nord, formation politique de la droite conservatrice italienne.

Celui qui est également vice-président du Conseil des ministres italien a également indiqué que son pays préparait des projets « à un milliard (d’euros ?) pour soutenir l’économie et l’emploi » dans  les trois pays du Maghreb. A noter qu’aucune communication officielle marocaine n’annonce une éventuelle visite du ministre de l’Intérieur italien

La publication de ce tweet intervient alors que les pays d’Europe du  Sud sont particulièrement impactés par les vagues de migrations venues du sud de la Méditerrannée. L’Italie, qui a fermé ses ports aux migrants,  mais aussi l’Espagne sont la première porte d’entrée des migrants.

Depuis le début de l’année, plus de 23 000 migrants sont entrés sur le territoire espagnol. Le 3 août, Madrid a annoncé le lancement d’un plan d’urgence de 30 millions d’euros auquel va s’ajouter une aide d’urgence de la Commission européenne estimée à 30 millions d’euros  pour faire face à cette vague migratoire.  L’UE et l’Espagne ont également annoncé « l’octroi urgent de 55 millions d’euros pour des programmes de gestion des frontières au Maroc et en Tunisie » durant la même journée.

Dans des déclarations à la presse, le Chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a également affirmé que l’Espagne renforcerait la coopération et le dialogue avec le Maroc, présenté comme un pays ami « fondamental pour la gestion et le contrôle des flux migratoires ».

De son côté, le Maroc, par l’intermédiaire du porte-parole du gouvernement Mustapha El Khalfi , a , appelé à une plus « grande coopération » avec les pays de la rive nord de la Méditerranée tout en faisant état d’un doublement des tentatives d’immigration.

 

article suivant

Report des activités prévues à l'occasion de la fête du trône