Akhannouch s'attaque aux "perturbateurs" pour son retour sur la scène publique

Akhannouch s'attaque aux "perturbateurs" pour son retour sur la scène publique

Après s'être éclipsé pendant plusieurs semaines, le président du RNI reprend ses activités publiques. Au menu, l'inauguration d'un nouveau siège régional, la désignation de nouveaux responsables et l'annonce de nouvelles recrues.

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Depuis le 7 juin, le jour où des slogans hostiles à son encontre ont été scandés à l’occasion d’une activité royale à Tanger, Aziz Akhannouch s’est montré très discret en réduisant ses activités publiques.

Plus d’un mois plus tard après cet épisode, le 14 juillet, c’est dans la ville du Détroit que le patron du RNI a fait son retour sur la scène publique à l’occasion d’une réunion du bureau politique de son parti qui vient de se doter d’un siège flambant neuf à Tanger.

« C’est faux de dire qu’il s’est éclipsé. Il va souvent au parlement et préside l’ensemble des réunions du bureau politique  », nous affirme une source proche du parti de la colombe au sujet de la « disparition  » du patron des Bleus de la scène publique.

Le « retour  » d’Akhannouch est placé sous le signe de l’offensive. Il se manifeste notamment à travers des messages destinés aux détracteurs du RNI que le ministre de l’Agriculture a qualifiés de « perturbateurs » sans toutefois les nommer.

Un ton similaire est adopté dans le communiqué diffusé par le parti de la colombe à l’issue de la réunion du bureau politique. Le RNI y dénonce notamment des « escarmouches politiciennes ne servant ni le citoyen, ni la patrie ». « Le parti continuera à donner la priorité aux affaires sociales. Il accordera une attention maximale aux secteurs vitaux au sein du gouvernement », lit-on.

La direction du RNI se dit également décidée à poursuivre dans « la voie de la confiance », misant notamment sur « d’audacieuses réformes », la priorité étant accordée aux secteurs de la santé, de l’éducation et de l’emploi.

Akhannouch débauche chez Baraka et Benchemach

Quelques heures avant la réunion de la direction du RNI, Aziz Akhannouch avait pris part à l’inauguration du nouveau siège régional du parti. Une occasion pour le chef de la formation à la colombe d’évoquer ses ambitions en vue des prochaines échéances électorales,  notamment les élections législatives, qu’il ambitionne de remporter. Mais par quels moyens ?

En plus des multiples tournées régionales présidées par Akhannouch et d’un travail de restructuration des bases du parti, le RNI recrute également de cadres d’autres formations politiques, comme le PAM et l’Istiqlal.

Les différents responsables du RNI que nous avons joints refusent d’évoquer le nombre de recrues ayant rejoint le parti depuis que Aziz Akhannouch est au gouvernail.  « Nous avons initié des campagnes de recrutements de militants, mais nous ne fermons pas la porte à ceux et celles qui veulent rejoindre nos rangs », se contente de nous déclarer une source en interne.

Mais les faits sont là : le RNI cible les responsables, aux niveaux local et régional, provenant d’autres partis pour éventuellement devenir une machine électorale.

A Fès, par exemple une bonne poignée de figures du PAM a rejoint le parti à la colombe. A Tanger, le RNI a annoncé l’arrivée d’une grosse pointure de l’Istiqlal au Sahara : l’homme d’affaires Mohamed Lamine Hormatallah, qui a été directement nommé coordinateur régional de Dakhla-Oued Eddahab.

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