Orwell, encore et toujours

La nouvelle traduction du chef d'œuvre de George Orwell par Josée Kamoun réactive la force visionnaire de 1984.

Par

La liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Qu’elle soit accordée, et le reste suivra». Et la plus grande subversion, c’est la sensualité. Dans un univers totalitaire et strictement hiérarchisé, où chacun vit sous la surveillance permanence de «télécrans», dans la hantise de la délation et l’angoisse du retour du refoulé, où la sexualité n’a d’autre but que de donner des enfants au Parti, Winston Smith, employé du ministère de la Vérité, vit une liaison passionnée avec Julia, membre des Jeunesses Antisexe, qu’il rencontre en cachette. Mais leurs rêves n’échappent pas à O’Brien, membre du Parti Intérieur, qui en avait eu vent bien avant eux et dispose d’un redoutable programme pour les réduire à néant, moins par la torture que par eux-mêmes…

1984, George Orwell, traduit de l’anglais par Josée Kamoun Gallimard, Du monde entier, 384 p., 270 DHCrédit: DR

Oralité renforcée

68 ans après la première traduction…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés

Rejoignez la communauté TelQuel
Vous devez être enregistré pour commenter. Si vous avez un compte, identifiez-vous

Si vous n'avez pas de compte, cliquez ici pour le créer